Téléfoot, la chaîne qui court à ses pertes

L’annonce le 1er juin dernier d’un accord entre TF1 et le groupe Mediapro a été reprise avec une très grande complaisance un peu partout (à l’exception de Jamal Henni dans capital.fr). Cette annonce ne mérite-t-elle pas cependant quelques commentaires intrigués ?

1 : La nouvelle route de la soie explique un business plan pour le moins risqué

Jorme Roures, patron et co-fondateur de Mediapro, a exposé dans différentes déclarations (Europe1, L’Equipe par exemple) que Téléfoot, service payant consacré au football français, proposera chaque week-end de foot huit matchs de Ligue 1 et autant de Ligue 2 pour un prix d’abonnement de 25 euros par mois et l’ambition de convaincre 3,5 millions d’abonnés. A ce stade, même le cancre du fond de la classe devrait lever au moins un sourcil. En effet, un prix de 25 euros par mois toutes taxes comprises aboutirait pour la chaîne à une recette annuelle nette d’environ 220 euros par abonné compte tenu de la TVA, de la taxe vidéo et des marges des distributeurs. Avec 3,5 millions d’abonnés cela donnerait un chiffre d’affaires de 770 millions d’euros. Soit à peu près la somme qui a été annoncée pour les droits versés chaque année à la ligue de football française pour les trois lots obtenus par Mediapro. Jusque-là tout va bien.

Cependant, sans rentrer dans le détail du business plan de Téléfoot, les droits versés à la Ligue sont loin d’être la seule dépense à prévoir. Quid des frais techniques de captation et de diffusion des matchs (entre 500.000 et 1,4 millions d’euros par match selon le site sportbuzzbusiness) ? De la bande passante en télécoms pour servir les abonnés en OTT ? Passons sur les frais de personnel et de gestion de l’ensemble. Mais il reste surtout le marketing : on n’obtient pas 3,5 millions d’abonnés comme ça en claquant du doigt. En général un abonné à un service audiovisuel en ligne coûte entre 50 et 130 euros de dépenses de promotion. Netflix, hors des Etats-Unis était autour de 80 euros par abonné. Sans compter que ces satanés abonnés ont tendance à se désabonner, ce qui signifie que si vous avez par exemple 3,5 millions d’abonnés trois ans après le lancement, c’est que vous en avez sans doute perdu au moins 500000 en route. Ils ne sont plus là mais vous avez quand même dû investir pour les faire entrer. Un taux de désabonnement (churn) de 15% par an n’est pas rare dans ce métier.

Par ailleurs, plus l’offre est chère, plus il est difficile de trouver des abonnés, donc plus ils coûtent cher et pour corser le tout plus leur taux de désabonnement risque d’être élevé. Or Téléfoot coûtera 25 euros. C’est-à-dire le prix de Netflix + Salto + Disney+. Plus cher donc que Canal+. Sans pour autant proposer l’intégralité du football puisque notamment le championnat anglais et la ligue des champions sont ailleurs. Et deux des matchs importants de chaque journée resteront sur Canal+. Il faudra donc aller les trouver un par un ces 3,5 millions d’abonnés. Sachant donc que cela ne suffira toujours pas à rentabiliser le service, dont le véritable point mort devrait se situer plutôt au-delà des 4 millions d’abonnés. Et cela à condition de trouver de bons accords avec les distributeurs, comme le souligne Capital, alors même que deux d’entre eux, Orange et SFR, ont connu une aventure cuisante dans cette histoire de droits du foot. Une autre condition sera que le piratage soit effectivement combattu.

Sur les quatre prochains exercices le déficit cumulé de Téléfoot pourrait bien approcher les 2 milliards d’euros en tenant compte des données connues aujourd’hui.

Au moment où l’audiovisuel français cherche énergiquement à faire rentrer 150 millions d’euros par an dans le système en faisant une place aux plateformes de svod, ce chiffre, cet ordre de grandeur en tout cas, doit faire réfléchir. Comment peut-il y avoir autant d’argent (perdu) pour le football et aussi peu pour le cinéma ? Et qu’est-ce qui pousse Mediapro à prendre un pari aussi risqué ?

De nombreux médias français ont pris Mediapro un peu de haut. « Un groupe espagnol inconnu s’invite dans le foot français », « Mediapro, l’outsider inattendu » pouvait-on lire.  Et de se demander ce que ce groupe pourrait bien faire de ces droits, sans chaîne existante. Mais c’était une grave erreur. Mediapro, la principale composante du groupe Imagina Media, est en réalité un des grands groupes audiovisuels européens. La valeur du groupe, autour de 2 milliards d’euros, est environ celle, cumulée, de TF1 plus M6, pour situer un ordre de grandeur. Mediapro, fondée en 1994 à Barcelone par Jorme Roures est la branche principale de la Holding Imagina Media. C’est un groupe multimédia puissant et expérimenté allant de la presse quotidienne à la télévision en passant par le football (allié avec BeIn sport en Espagne) et le cinéma (plusieurs films de Woody Allen) ou encore la production audiovisuelle (The New Pope). L’entreprise emploie environ 7000 personnes dans 14 pays. Mediapro gère ou cogère les droits du football espagnol depuis longtemps et a tenté, pour l’instant sans succès, d’obtenir ceux du foot italien. Comme leur nom l’affirme ce sont des pros, ils savent ce qu’ils font. Mais alors pourquoi le font-ils ?

La réponse est à chercher en Chine avec le fonds Orient Hontai Capital. Ce fonds d’investissement (private equity) basé à Pékin est ce qu’on appelle un fonds souverain, c’est-à-dire qu’il émane de l’Etat chinois. En 2018, ce fonds a acquis 53,5% du capital d’Imagina Media, au sein duquel on trouvait également un des quatre grands groupes de publicité mondial, le britannique WPP. Le président du fonds chinois, Tony Ha avait commenté cette acquisition ainsi : “Cette acquisition est une étape cruciale dans notre expansion en Europe dans le cadre de la stratégie de nouvelle route de la soie. On ne saurait dire plus clairement que la clé de cet investissement, comme des deals ultérieurs de Mediapro, ne se situe pas dans l’économie du football mais dans la géostratégie chinoise. Et quelques semaines après l’entrée du fonds chinois, l’entreprise répondait aux appels d’offres des ligues italiennes et françaises, en proposant à chaque fois des sommes bien supérieures à celles de ses rivaux.

Les Chinois, comme les Qataris ou les Saoudiens, ne rentrent pas dans le marché du football pour y gagner de l’argent, mais pour des raisons politiques ou diplomatiques à plus long terme. Le fait qu’on les laisse ainsi déstabiliser le marché audiovisuel européen, à commencer par celui de Canal+ et de Sky ne semble pas avoir attiré l’attention de la Commission de Bruxelles. Peut-être y voit-t-elle une manière peu douloureuse, en apparence, de faire entrer de l’argent dans l’économie européenne ? En tout cas l’addition promet d’être lourde

2 : Petit anthologie des cadavres du football à la télévision payante européenne

. En Allemagne en 2005, la chaîne Premiere (future Sky Deutschland) avait perdu les droits de la Bundesliga car sa rivale de l’époque Arena (filiale du câblo-opérateur Unitymedia) avait surenchéri. Mais au bout d’un an cette dernière dû constater qu’elle n’arriverait jamais à rentabiliser ces droits et s’est retrouvée au bord du dépôt de bilan avec une perte de l’ordre de 250 millions d’euros. Arena visait un point mort à 2,5 millions d’abonnés mais n’en obtint jamais plus de 1,1. Arena a cessé d’émettre en 2010.

. En Italie Silvio Berlusconi avait lancé la chaîne payante Mediaset Premium en 2005. Pour 2015-2018 il acheta pour 700 M€ les droits de la Champions League. Mais ce fut est un échec commercial qui sera en partie à l’origine de la recherche d’une alliance avec Vivendi. Les déboires de cette alliance et l’endettement du groupe conduiront Berlusconi à vendre l’AC Milan à des investisseurs chinois en 2017. Mais ceux-ci à leur tour seront à court de financement et c’est pour finir le fonds Eliott qui récupèrera le club.

. En France, BeIn sports, lancée en 2012 par des capitaux qataris (en fait l’Etat du Qatar) aurait  accumulé une perte de 1,4 milliards d’euros à la fin 2018. Quelques années auparavant, Orange sports était une chaîne lancée en 2008 par Orange et fermée en 2012. Elle avait acheté entre autres l’exclusivité d’un match de Ligue 1 le samedi soir pour 203 millions d’euros. Il semblerait que la perte totale, pardon l’investissement, ait été compris entre 500 et 800 millions d’euros. Le groupe Altice a lancé en 2016 SFR Sport, un bouquet de chaines sportives devenu RMC Sport en 2018 et diffusant notamment le championnat anglais (jusqu’en 2022) et la ligue des champions (jusqu’en 2021). En mai 2020 Altice a annoncé la diminution progressive des équipes de RMC Sport et le renoncement à acquérir de nouveaux droits.

. En Grande-Bretagne deux Italiens avaient fondé l’agence MP & Silva en 2004, spécialisée dans le commerce de droits sportifs, essentiellement de football. L’agence fut achetée par un fonds chinois en 2016, mais fit faillite en octobre 2018 avec apparemment une dette de 700 millions d’euros.

Pour aller plus loin on ne saurait trop recommander la lecture du livre de Pierre Maes, ancien acheteur de droits sportifs pour Canal+ et depuis consultant tous azimuts dans ce marché : « Le business des droits du foot : enquête sur une bulle explosive » paru en 2019 aux éditions FYP. Sans oublier plusieurs articles d’Alexandre Joux dans La Revue Européenne des Médias et du Numérique, notamment « Droits sportifs : le foot déstabilise les médias et les télécoms » paru fin 2018 dans le numéro 48 de cette remarquable revue.

Conclusion : vers une clarification

Les initiatives comme celles de Mediapro, après celles des télécoms au début de la décennie, font éclater l’ancien modèle de la télévision à péage européenne fondé sur une offre à deux composantes fiction plus sport et plus précisément cinéma plus football. Ce n’était pas le modèle de la pionnière HBO. Mais ce système européen permettait des subventions croisées (ces fameuses cross-subsidies que la réglementation des marchés est censée limiter au maximum, en tout cas dans les manuels d’économie) finalement assez fructueuses historiquement pour les deux parties. Au démarrage les télévisions payantes se présentaient comme des chaînes de cinéma et leur succès à entraîné ensuite l’explosion des droits du foot. Les bénéfices de Sky et de Canal+, considérables à partir des années quatre-vingt-dix, ont permis cette explosion. Mais il y a une grande différence de nature entre le marché télévisuel du cinéma et celui du sport. Dans le cinéma, les offreurs de programmes sont en concurrence entre eux : si Warner augmentait trop ses prix, la chaîne pouvait se tourner vers Fox, ou Disney, ou Paramount. Au contraire dans le sport les chaînes sont face à des monopoles : il n’y a qu’une seule Ligue des Champions et qu’un seul championnat de première division. Ce qui fait que petit à petit, les équilibres ont basculé. Au lieu que le succès du cinéma finance indirectement le sport c’est le football qui a pu prétendre permettre le financement du cinéma. Tout en lui ravissant la majorité dans les coûts de grille.

Aujourd’hui cet ancien système est en train de disparaître, peut-être provisoirement. Le football veut voler de ses propres ailes à la télévision. Il va alors découvrir sinon sa « vraie » valeur, il n’y a rien de « vrai » en économie, du moins la limite de ce que les consommateurs sont prêts à payer. Déjà, sur un marché plus avancé comme celui du Royaume-Uni, des signes d’un rééquilibrage à la baisse apparaissent. Mais par contrecoup le cinéma et les séries vont également être confrontées à cette épreuve de vérité, cette clarification : combien vaut un service uniquement consacré à la fiction ? Les offres américaines semblent répondre « en gros dix euros », et entendent bien prendre au moins les trois quarts du marché. Alors avec le foot aux Chinois et la fiction aux Américains, la voie européenne qui mélangeait les deux semble aujourd’hui bien étroite. A moins que… si le foot tout seul se plante, il pourrait bien revenir plus tard dans des offres européennes généralistes. Ce qu’on peut donc envisager sans larmes de crocodile.

Alain Le Diberder

N’hésitez pas à commenter, critiquer, completer ci-dessous

Chronologie des médias : attention danger !

A côté de la loi sur l’audiovisuel qui sera débattue en principe au printemps, à côté des décrets portant sur la publicité et la production indépendante, le gouvernement est engagé sur un troisième front, en apparence plus technique, mais au moins aussi important, celui de la chronologie des médias. En résumé : comment obliger Netflix à financer en France des films qu’il pourrait exploiter raisonnablement (c’est-à-dire vite après leur sortie) sans faire exploser un système dans lequel Canal+ reconsidère le bilan de ses avantages et de ses contraintes. Equation impossible?

Continuer la lecture de « Chronologie des médias : attention danger ! »

L’audiovisuel public européen, quel dommage !

Le 9 décembre 2019 risque de rester comme une date noire de l’histoire du secteur audiovisuel européen. Boris Johnson, à la fin de sa campagne électorale victorieuse, a en effet déclaré que la question du maintien du financement public de la BBC se posait désormais, reprenant en version plus hard une idée que sa secrétaire d’Etat à la culture, Nicky Morgan, avait déjà avancée en octobre : les autres entreprises de média se financent toutes seules, pourquoi ne pas imaginer un système d’abonnement à la Netflix pour la BBC? « The system of funding out of what is effectively a general tax bears reflection… how long can you justify a system whereby everybody who has a TV has to pay to fund a particular set of TV and radio channels, that is the question ”. Certes, compte tenu de l’image générale de Boris Johnson en Europe, un optimiste pourrait penser que cette idée est donc désormais grillée de ce côté-ci de la Manche, car l’appliquer serait faire du Boris Johnson. Hélas, autant les qualités de la BBC ont du mal à être imitées sur le continent, autant ce qui lui arrive de triste se duplique au contraire très facilement. Et l’idée de supprimer le financement public de la BBC fait écho à des évolutions qui incitent plutôt au pessimisme.

Continuer la lecture de « L’audiovisuel public européen, quel dommage ! »

Disney+, Apple TV+, prix d’ami ou prix prédateurs ?

Soldes à tous les rayons! Disney a annoncé un prix de 6,99 $ pour son lancement en novembre aux Etats-Unis et la possibilité de s’abonner pour trois ans à 5 dollars par mois. Apple va proposer son service Apple TV+ à partir de novembre à 5$ par mois, mais les acheteurs d’un produit Apple (Iphone, Ipad, Mac, Apple TV, Watch) bénéficieront d’un an d’abonnement gratuit. Faut-il vraiment s’en réjouir?

Continuer la lecture de « Disney+, Apple TV+, prix d’ami ou prix prédateurs ? »

L’histoire mouvementée de Netflix (version de décembre 2019)

La première version de ce texte a été rédigée pendant l’été 2018. Depuis est paru en septembre 2019 l’ouvrage de Marc Randolph That Will Never Work qui raconte par le menu la genèse de Netflix. Mais sa lecture, bien que recommandée, ne me conduit pas à modifier la partie “origines ” du texte qui suit, partie qui était largement fondée sur le passionnant livre de Gina Keating, Netflixed.. Par ailleurs, en mai 2020 sortira un livre co-signé cette fois par Reed Hastings, intitulé No Rules Rules , on verra alors si des modifications sont nécessaires.

Avertissement aux lecteurs: il s’agit ici de l’histoire de Netflix, pas de son économie présente ou future. Les aspects tels que les investissements considérables dans les programmes et leur logique, les chances face à la concurrence de Disney par exemple, l’actualité de Netflix en 2019 et 2020 sont traités ailleurs sur ce site en plusieurs endroits.

Lire la sute

L’arbre généalogique de la svod

Dès la fin de 2018 environ un milliard de personnes dans le monde vivaient dans un foyer abonné à un service généraliste de svod comme Netflix ou Amazon Prime. Pour beaucoup d’entre eux, et notamment pour les plus jeunes, l’existence de ces services est aussi naturelle et évidente que celle des chaînes de télévision. Pour d’autres plus âgés, c’est un nouvelle technologie « disruptive » surgie de nulle part et qui prend par surprise l’audiovisuel traditionnel. En réalité la svod est un produit de synthèse, longuement élaboré au cours d’une histoire qui s’étale sur quatre décennies. Pour qu’il paraisse naturel aujourd’hui de donner son numéro de carte bancaire à une société américaine pour pouvoir regarder des films et des séries livrées à domicile par Internet il a d’abord fallu des centaines de millions d’euros de recherche et développement : mettre au point des techniques de compression de la vidéo performantes, développer des serveurs gigantesques, améliorer les débits des liaisons pour le grand public, mettre au point des algorithmes de recommandation, des interfaces simples mais sophistiquées. Il a fallu également d’intenses efforts d’éducation non seulement auprès du grand public, pour accepter de payer pour de la vidéo, ou faire confiance à un abonnement sur Internet, mais aussi des efforts d’éducation des détenteurs de droits pour accepter de quitter ou de menacer leurs modèles d’affaires traditionnels. Tout cela a pris du temps, avec de nombreuses erreurs, impasses et retours en arrière, et plus d’échecs que de réussites.

 Cinq ancêtres ont contribué à former le patrimoine génétique des services de svod, mais comme certaines espèces animales cruelles le rejeton est en train de dévorer au moins quatre de ses parents.

Continuer la lecture de « L’arbre généalogique de la svod »

Jusqu’où la svod peut-elle grimper ?

Le marché de la svod français a doublé en 2018, principalement évidemment au bénéfice de Netflix qui semble avoir dépassé les 5 millions d’abonnés. Marc Le Roy sur son compte Twitter Droit du cinéma propose un intéressant calcul en partant du fait que si aux Etats-Unis 70% des foyers ont souscrit à deux abonnements svod, cela pourrait correspondre un jour à 42 millions d’abonnements en France. La question est d’importance, non seulement pour imaginer ce qui peut se passer quand Disney/Fox, Warner et peut-être Comcast/Universal débarqueront eux aussi sur le marché français, mais aussi pour les chances d’une éventuelle offre française ou, espérons-le, européenne. Et pour les paramètres nécessaires d’une régulation nationale dans le cadre de la directive SMA. Bref quelle place reste-t-il pour d’autres que Netflix et quelle contribution la svod pourra-t-elle apporter à la production de programmes français ?

Continuer la lecture de « Jusqu’où la svod peut-elle grimper ? »

En attendant Salto. Vous avez aimé le déroulement du Brexit ? Vous risquez d’adorer aussi Salto.

Depuis au moins quatre ans un « Netflix à la française » doit être lancé par les chaînes de télévision françaises, attendu impatiemment sinon par les téléspectateurs du moins par les professionnels de l’audiovisuel. Le projet a fait l’objet d’annonces multiples avec des géométries diverses : TF1 avec M6 en 2013, France Télévision seule en 2015, puis avec des partenaires européens, puis avec des producteurs, puis avec Orange, , puis France télé, TF1 et M6 dans le projet Salto annoncé en mars 2018. Il n’y a pas un seul acteur du domaine, à part peut-être Canal+, qui ne souhaite le succès rapide de ce projet sympathique. Mais peut-il réussir ?

Continuer la lecture de « En attendant Salto. Vous avez aimé le déroulement du Brexit ? Vous risquez d’adorer aussi Salto. »