La boussole grossière de la bourse

Il est souvent dangereux de faire confiance aux évolutions de la bourse pour en tirer des conclusions sur la bonne ou mauvaise santé des entreprises cotées. Des cas d’emballements excessifs dans un sens ou dans un autre sont dans la mémoire de tous. Cependant, faute de mieux dans cette période où les marchés, les vrais, sont en partie suspendus, la bourse présente l’avantage de rester active et donc de fournir quelques indices. Et celle de la franchise. C’est pourquoi l’expression de “boussole grossière” doit être prise dans les deux sens de l’adjectif. Les remarques qui suivent proviennent de la comparaison de la moyenne des cours de bourse de 24 sociétés américaines et européennes entre la dernière semaine de 2019 et la semaine suivant Pâques en 2020. Soit trois mois et demi, marqués à mi-parcours par les conséquences de l’épidémie du coronavirus.

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La préhistoire des robots: punir, séduire, distraire, et pour finir, travailler

Pas de robots sans microprocesseur. Cela peut surprendre si on songe à l’ancienneté de l’idée du robot, mais pour qu’une machine fasse mieux que la machine de Jacquart, c’est-à-dire mieux que faire toujours la même chose, toujours de la même façon, donc fasse preuve d’un minimum d’autonomie il a fallu qu’elle comporte au moins un microprocesseur. D’une certaine façon les robots, les vrais, sont donc les enfants de la révolution numérique. Mais la réalisation de l’idée a été très largement anticipée par la fiction. On sait que les robots ont envahi depuis longtemps les écrans de cinéma. La liste de films de robots est devenu elle-même presque un genre et on en trouve facilement sur Internet certaines qui en proposent plus de cent titres. Cependant la réalité court vite elle aussi derrière la fiction: les robots de Boston Dynamics, la filiale de Google, les robots tueurs de l’armée américaine, les prodiges de l’intelligence artificielle d’AlphaGo (Google là aussi) ou le système chinois de crédit social ne rougissent pas devant le cinéma. Inquiétant, mais trouve-t-on un réconfort en retournant aux origines, à la préhistoire des robots?

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A propos de la demande de cinéma

Bien qu’elle semble aller de soi, et même être rassasiée par des offres toujours plus nombreuses et moins coûteuses, la demande de cinéma est rarement interrogée. Vagues conjectures sur les “goûts” des individus, suppositions sur l’efficacité de la promotion assurée par les distributeurs, et constats parfois amers de l’imprévisibilité du public. Existe-t-elle d’ailleurs vraiment?

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