La préhistoire des robots: punir, séduire, distraire, et pour finir, travailler

Pas de robots sans microprocesseur. Cela peut surprendre si on songe à l’ancienneté de l’idée du robot, mais pour qu’une machine fasse mieux que la machine de Jacquart, c’est-à-dire mieux que faire toujours la même chose, toujours de la même façon, donc fasse preuve d’un minimum d’autonomie il a fallu qu’elle comporte au moins un microprocesseur. D’une certaine façon les robots, les vrais, sont donc les enfants de la révolution numérique. Mais la réalisation de l’idée a été très largement anticipée par la fiction. On sait que les robots ont envahi depuis longtemps les écrans de cinéma. La liste de films de robots est devenu elle-même presque un genre et on en trouve facilement sur Internet certaines qui en proposent plus de cent titres. Cependant la réalité court vite elle aussi derrière la fiction: les robots de Boston Dynamics, la filiale de Google, les robots tueurs de l’armée américaine, les prodiges de l’intelligence artificielle d’AlphaGo (Google là aussi) ou le système chinois de crédit social ne rougissent pas devant le cinéma. Inquiétant, mais trouve-t-on un réconfort en retournant aux origines, à la préhistoire des robots?

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