En attendant Salto. Vous avez aimé le déroulement du Brexit ? Vous risquez d’adorer aussi Salto.

Depuis au moins quatre ans un « Netflix à la française » doit être lancé par les chaînes de télévision françaises, attendu impatiemment sinon par les téléspectateurs du moins par les professionnels de l’audiovisuel. Le projet a fait l’objet d’annonces multiples avec des géométries diverses : TF1 avec M6 en 2013, France Télévision seule en 2015, puis avec des partenaires européens, puis avec des producteurs, puis avec Orange, , puis France télé, TF1 et M6 dans le projet Salto annoncé en mars 2018. Il n’y a pas un seul acteur du domaine, à part peut-être Canal+, qui ne souhaite le succès rapide de ce projet sympathique. Mais peut-il réussir ?

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Cinéma 2018: fake news, grand écart et rapport Bonnell

La semaine du 18 mars 2019 a vu la publication de deux documents bourrés de chiffres mais également bourrés de sens pour qui s’intéresse à l’économie du cinéma en 2018. Par ordre de parution, le bilan de la production cinématographique française du CNC, puis le rapport annuel de la Motion Picture Association of America. Spoiler : il y en a un rempli de bonnes nouvelles et l’autre beaucoup moins. Re-spoiler : les deux disent que tout va bien.

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YouTube et le service public, ou le Renard et la Cigogne

YouTube est désormais la première offre de programmes audiovisuels culturels et éducatifs. Quand Google sera démantelé, quand les méthodes de recommandation et de filtrage de la plateforme seront contrôlées publiquement, il faudra se demander quelle place faire à YouTube au sein du service public audiovisuel du XXIème siècle. La première?

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Production audiovisuelle, le calme avant la révolution ?

L’audiovisuel dans son ensemble vit une période de bouleversements technologiques et économiques qui en distordent les équilibres : internationalisation très rapide, irruption d’entreprises technologiques, mutation des habitudes de consommation, stagnation globale des ressources. Pourtant la production de programmes qui en constitue le cœur du point de vue éditorial semble à l’abri de la tempête, en tout cas ses éventuels soubresauts ne défraient pas la chronique. Sagesse des femmes et des hommes de contenus regardant placidement passer les « révolutions » chez leurs clients tout en sachant qu’à la fin ils vont ramasser la mise ? Ou bien inconscience d’un domaine protégé par une forteresse réglementaire le gardant à l’abri, pour l’instant, des violences du marché ? Probablement les derniers instants d’un éco-système mis en place dans les années quatre-vingt et qui doit et qui peut se transformer en profondeur.

(version actualisée en juillet 2019 d’un article paru en mars: incorporation des données 2018, de certains commentaires ou réponse à des commentaires, nouvelle conclusion )

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La crise de la pub n’est pas drôle

L’apparition de supports publicitaires en ligne à partir de 1998 a eu des effets dévastateurs sur l’organisation du marché publicitaire. Et par contre-coup sur toute l’économie des médias et pour finir sur la démocratie. L’ensemble de ces supports, d’abord marginaux, n’a mis qu’une douzaine d’année pour constituer dans la plupart des pays développés le premier segment du marché publicitaire, devant la télévision. Les conséquences de cette transformation ne sont pas toutes heureuses et ses causes ne sont pas toutes justes.

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L’Empereur de Netflixie en visite sur ses terres fédérées

Selon Les Echos, l’empereur audiovisuel Reed Hastings, en visite sur ses terres fédérées de Gaule le 6 février dernier, a eu l’élégance de convier
quelques hiérarques locaux à diner au restaurant  Rostang (menu à partir de 90 euros): le patron d’Orange, celui du Monde, le directeur des programmes de TF1 et quelques autres. Les convives se sont réjoui d’apprendre qu’avec 5 millions d’abonnés en Gaule, le service de l’Empereur dépassait désormais le service Gaule +, ce dernier ayant d’ailleurs perdu plus de 200000 abonnés en 2018. La part d’audience de l’Empereur sur le marché gaulois semble également être du double de celle de Gaule +. Mais l’audience n’est pas vraiment une priorité impériale. Une des convives ayant évoqué le projet gaulois Salto, il semblerait que la tablée ait beaucoup ri.

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L’audience de la télévision : et si on la mesurait autrement ?

Depuis plus de cinquante ans l’audience de la télévision est décrite toujours avec les deux mêmes notions, le share et le rating, soit la part d’audience et le nombre moyen de téléspectateurs. La montée en puissance de Netflix et de YouTube, en passe de devenir les leaders du temps passé devant les écrans doit être l’occasion de dépoussiérer ces concepts.

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Le retour du capitaine Cyber

Le préfixe cyber est un vieux de la vieille, un bourlingueur à la peau dure. Dans la deuxième moitié des années quatre-vingt-dix il se la pétait, il était synonyme de modernité, recouvrant l’ensemble du domaine qu’on appelle aujourd’hui le numérique ou, déjà plus, les nouvelles technologies. Hélas, cette gloire a fait naufrage au large du cap de l’an 2000, peut-être coulée par le flop du bug du même nom, peut-être engloutie dans l’éclatement de la bulle internet. Alors, enseveli dans les abysses du lexique, le vieux capitaine cyber ? Et bien non, car on ne se débarrasse pas comme ça d’un mot de cette trempe.

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Le blues de la télévision commerciale.

Les groupes de télévisions commerciales européens sont apparus dans les années quatre-vingt. A l’exception d’ITV, chaîne britannique créée en 1955, mais sous une forme bien différente cependant de sa structure actuelle. Typiques des “eighties” avec leur voisine la publicité, elles ont incarné la modernité des deux dernières décennies du XX° siècle, avec les paillettes des émissions populaires et la puissance politique de leur audience. En Allemagne, RTL, Sat1 et Pro 7, en France TF1 et M6, en Italie Canale 5, Rete 4 et Italia 1 les chaînes de Médiaset de Silvio Berlusconi, en Espagne Antena 3 du groupe Atresmedia ont rejoint ITV. Ces sept groupes sont tous côtés sur les marchés financiers des cinq grands pays européens. Et tous boudés.

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